Lydia Jaeger

Lydia Jaeger a suivi des études supérieures de physique et de mathématiques à l’Université de Cologne, où elle a participé à un groupe de recherche en physique théorique du solide. Diplômée de la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine (Yvelines), elle a travaillé pendant trois années au service de rédaction et de formation biblique de l’Armée du Salut à Paris. Elle est professeur et directrice des études à l’Institut Biblique de Nogent. Elle a obtenu un doctorat en philosophie de la Sorbonne, sur les rapports entre convictions religieuses et approches contemporaines des lois de la nature. Elle est membre associé du St. Edmund’s College et du Faraday Institute for Science and Religion, Université de Cambridge.

Elle a publié deux articles sur la physique du solide, ainsi que deux livres et de nombreux articles sur le christianisme et sa relation avec les sciences.

Einstein, Dieu et la science

Le physicien le plus influent du vingtième siècle considérait son activité scientifique comme une contribution à la « religion cosmique ». La conférence retrace les convictions religieuses d’Einstein à l’aide de textes originaux. Elle pose en particulier la question de savoir dans quelle mesure ses convictions panthéistes permettent de fonder le savoir et l’agir humains.

La religion : risque ou chance pour la science ?

« La théologie et la physique sont […] profondément incompatibles, leurs conceptions ont un caractère radicalement opposé », écrit Auguste Comte dans son célèbre Cours de philosophie positive en 1829. Il n’est pas nouveau de faire appel à la science, contre la religion. L’affaire de Galilée est devenue le symbole de la confrontation entre foi et savoir. Comment comprendre que la science est souvent vue comme ennemie de la croyance ?

La conférence cherche à répondre à cette question par une réflexion sur les méthodes et buts de la science, en comparaison à ceux de la religion. La transgression de limites tout autant que l’isolation abusive de ces deux pratiques humaines livreront la clé pour comprendre les tensions souvent ressenties et pour dessiner des façons fructueuses d’interaction possible.